TOUT 1 SAVOIR

TOUT 1 SAVOIR

Soyons OBJECTIFS

Je ne fais que retranscrire ici cet article de Patrick W.

car je pense que plus cet article sera lu

et

plus la prise de conscience se diffusera

et

plus vite nos gouvernants seront dans l'obligation de

"réviser" leurs choix

 

que je trouve actuellement innapropriés et

même catastrophiques

 

pour notre FRANCE .

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DURES REALITES

 

Vivre comme Dieu en France n'est plus qu'une expression.

 

Bien des nantis font leurs valises Vuitton et partent vers Bruxelles où Genève, car à partir de 2013, ceux qui gagnent plus d'un million d'€uros par an, devront donner les 3/4 de leurs revenus au fisc. Et comme les revenus des capitaux seront bientôt taxés à 60 %, les parisiens aisés vendent en masse leurs beaux appartements en bord de Seine et achètent un bien à Londres, ville encore plus chère, où le premier ministre David Cameron déroule le tapis rouge aux fugitifs fiscaux. François Hollande avoue que le symbolique impôt sur la fortune ne rapporterait pas tant que cela. Mais le présiflan a besoin d'argent, tellement d'argent qu'il taxe à tout va, partout où c'est possible.

 

Rien qu'une de ses promesses électorales, au sujet du départ à la retraite à 60 ans (sous condition d'avoir cotisé 41,5 années) coûtera l'année prochaine 500 milllions d'€uros en plus. Les autres chiffres que l'on dépose quotidiennement sur le bureau élyséen sont tout aussi catastrophiques. La dette augmente malgré les drastiques mesures d'économie, direction les 100 % du PIB, et le déficit est encore bien au-delà de la limite des 3 % de croissance demandée par Bruxelles.

 

Pourtant, à l'extérieur, le nom de douce France résonne toujours aussi agréablement à l'oreille. Aucun autre pays n'attire autant de touristes qui se laissent fasciner par sa beauté, son foie-gras, son savoir-vivre en général et son art de vivre en particulier. Mais la vraie réalité n'est pas exprimée dans les files d'attente des boutiques Hermès parisiennes.

 

Seul l'industrie de luxe sort encore son épingle du jeu en exportant dans le monde entier, et le vin à bulles suffit à peine à calmer la soif de champagne des chinois. Le roi du luxe sans couronne et patron de LVMH, Bernard Arnault, est le quatrième homme le plus riche de la planète, et lui aussi est allé voir si l'herbe n'était pas plus verte au plat-pays de Jacques Brel. Mais le luxe à lui seul ne suffit pas dans un pays qui s'oppose à la globalisation comme aucune autre des puissances économiques occidentales.  La France, d'après la revue britannique 'The Economist', est devenue une bombe à retardement au coeur de l'Europe et, sauf mesures douloureuses, elle risque d'exploser dès 2013 et représenter le plus grand danger pour la zone €uro, et l'€uro lui-même. Quelques français, tel Yann Pelherbe, dénoncent cet esprit supérieur des britanniques : nos voisins outre-Manche donnent de mauvaises informations. Ils lisent et entendent parler de données économiques misérables, mais ils ne veulent pas se laisser gâcher un week-end dans la campagne française autour d'un bon vin rouge entre amis.

 

Et pourtant, la réalité est là, avec ses problèmes catastrophiques, et ses licenciements en masse. Durant les 20 dernières années, la France a perdu 2 millions d'emplois dans l'industrie. Il existe à ce jour environ 91.000 PME qui exportent encore, contre 350.000 en Allemagne. Il y a encore 20 ans, la France exportait tout autant que nos amis d'outre-Rhin, un quart de sa production. Aujourd'hui, elle en est toujours au même point, face à une Allemagne qui exporte environ le double, à savoir la moitié de sa production. Les français sont encore nombreux à croire que la globalisation est une  méchante invention anglo-saxonne, pas un pari qu'il s'agit de gagner, encore moins une chance à saisir, mais surtout une damnation. Des théoriciens économiques de gauche, et ils sont légion, ne se cessent d'argumenter de façon creuse, sans preuves réelles, que finalement la chute économique de la France est la faute de l'Allemagne. Mais il est vrai qu'avec les socialistes et le gouvernement actuel, c'est toujours la faute des autre. D'après eux, ce n'est pas la Gaule qui a manqué les réformes nécessaires ou le train de la globalisation, mais ce sont les germains qui ont profité d'un €uro à faible coût - s'ils devaient calculer en D-Marks, leurs voitures seraient inabordables. Avant, la France aurait pu dévaluer le Franc, ce qui n'est plus possible dans l'Euroland. De plus, toujours d'après ces pseudos économistes de gauche, l'Allemagne aurait coninué à maintenir de bas salaires, et se serait comporté de façon déloyale envers les autres voisins européens.

 

C'est là une théorie très osée, car le coût de travail horaire dans l'industrie automobile allemande est de 43 €uros, contre 33 €uros en France, et pourtant B.M.W et Cie se vendent encore très bien, tandis que Citroën et Cie sont devant les solutions de licenciements de masse, et ceci n'est du qu'à la chute libre de la compétitivité. En à peine 2 ans, la France est passée de la 18ème à la 21ème place, face aux allemands qui sont à la 6ème place. Le nombre qui illustre cette horreur comporte 10 chiffres. Le déficit extérieur est passé à 70 milliards d' €uros, alors qu'il y a encore 10 ans, la France exportait plus qu'elle n'importait, et la balance était encore positive.

Freiner la décroissance est une tâche ardue. Plus de dettes et de cadeaux envers les clients ne sont pas là voie à prendre. Jean Beunardeau, responsable de HSBC France : On installe pas un équilibre lorsque on achéte avec de l'argent emprunté à l'étranger des produits qui sont fabriqués en Chine.

 

Mais les syndicats ont fait comprendre depuis longtemps qu'ils ne participeraient pas à la libéralisation du marché du travail, telle que Mario Monti l'a imposée en Italie. Lorsque Jean Marc Ayrault a avait parlé de repenser les 35 heures - encore un cadeau électoral empoisonné des années 90 - un vent, pour ne pas dire une tempête, de contestation s'était levé. Pas étonnant alors que la France ait atterri à la 111ème place sur 144.

 

Mais il y a également les fonctionnaires qui posent soucis à François Hollande. Il y en a plus que l'état ne peut payer, et il veut en embaucher encore plus, sans pouvoir les financer. Et il ne peut pas en licencier, étant donné que la majorité fait partie de l'électorat de gauche. Il y a en France 90 fonctionnaires pour 1.000 habitants, en Allemagne seulement 50, et le pays s'en sort bien mieux.

 

En face d'une armée d'intouchables il y a aussi une armée de perdants et d'exclus avec un chômage qui va croissant chaque jour, et le peu de communication entre patronnat et syndicats rapelle plus les batailles du 19ème siècle que la modernité du 21ème. Face à cette situation, il y a peu de propositions gouvernementales, mais surtout une balkanisation de la population, une islamisation rampante et le mariage pour tous, accompagné des salles de shoot qui sont pour les socialistes les seules solutions pour sortir le pays de la crise.

 

La grande question est de savoir si François Hollande pourra stopper cette décadence. Durant les 6 premiers mois, lui et son gouvernement ont agit comme si la crise n'avait pas atteint le pays, pire, comme si elle n'existait pas. Attitude qui a été sanctionnée par la perte du triple A.

Mais une chose est sûre : la France est déjà dans le mur.

 

C Q F D

 

Patrick W.

 


14/12/2012
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